En l’an de grâce 2015, le petit studio de développement brésilien nommé Aquiris sortait Horizon Chase: World Tour (exclusivement sur iOS et Android). Un jeu de course arcade extrêmement fun, inspiré de grands classiques du genre (OutRun, Virtua Racing…). Trois ans plus tard, en 2018, naissait Horizon Chase Turbo, la version console et définitive du jeu d’origine. Porté à la fois sur PS4, Xbox One, Nintendo Switch (et même PlayStation Vita en 2021 !), le projet sud-américain remporta un succès fou.

Sans surprise aucune, Aquiris décidera de démarrer la production d’une « suite » dans la foulée. Horizon Chase 2 (HC2 pour les intimes) voit donc le jour à l’été 2022, et ce uniquement via Apple Arcade. Une exclusivité temporaire bien sûr, puisqu’en septembre 2023 sortent les versions PC et Nintendo Switch.

Mais nous sommes bel et bien en 2024, alors si vous lisez cette review, sachez que c’est tout simplement dû à l’arrivée des (autres) versions consoles le jeudi 30 mai. Que ce soit sur Xbox One, Xbox Series S, Xbox Series X, PlayStation 4 ou PlayStation 5, vous n’avez donc plus aucune excuse. Explications.

L’un de nous deux est de trop dans cette ville !

Je vous le disais en préambule : à l’origine, le studio (composé à présent de plus de 150 employés) souhaite avec la licence Horizon Chase répandre son amour pour la course automobile à l’ancienne. Les programmeurs ont toujours été honnêtes avec les joueurs : le but est ici de rendre hommage aux jeux vidéo d’antan, tout en restant le plus moderne et accessible possible.

Horizon Chase 2 ne déroge pas à la règle et, manette en mains, le constat est sans appel : les sensations sont exactement les mêmes que sur le premier opus. Que vous souhaitiez y jouer intégralement en solo contre l’IA, en multijoueur local sur le même canapé (à 2, 3 ou 4), voire carrément en multijoueur online, le fun est immédiat (que vous soyez novice ou chevronné). Une touche pour accélérer, une touche pour freiner, une autre pour enclencher la Nitro, et une dernière pour klaxonner. That’s it!

Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline…

Les parties s’enchaînent et on ne voit clairement pas le temps passer (d’autant que le jeu est crossplay). Hélas, et contrairement à Horizon Chase Turbo (qui avait été abreuvé de nombreux DLC), le seul véritable reproche que l’on puisse faire à ce second volet provient directement de son manque de contenu. 11 voitures seulement, et à peine 5 pays à traverser, c’est bien trop maigre. D’aucuns rétorqueront que le jeu propose plus de 50 circuits, certes, mais ce sont quasiment tous les mêmes. Seuls les décors changent un tant soit peu.

En revanche, il est clair que la balade restera plus agréable à l’oeil que celle du précédent opus. Ce dernier était à l’époque réalisé en low-poly, là où ce HC2 propose une vraie 3D détaillée (de jour comme de nuit, sous le soleil et sous la pluie). D’autant que la sensation de vitesse est également fortement bien retranscrite.

Ne serait-ce pas la Mafia Sentinel de GTA 3 ?!

Autre différence notable si l’on compare les deux jeux : cet Horizon Chase 2 introduit un système d’XP par véhicule. Un peu comme dans un Forza Horizon 4. Autrement dit, libre à vous de tâter tous les bolides proposés, mais sachez que pour pouvoir débloquer les améliorations qui leur sont propres (suspension, boite de vitesses, freinage…), il faudra obligatoirement rouler de nombreuses heures avec chacune d’entre elles. Du grind qui ne plaira clairement pas à tous les types de joueurs.

Tout au contraire, la bande-son, elle, risque bien de vous ambiancer aussi longtemps que celle du premier volet. Et pour cause, puisque cette fois encore c’est le britannique Barry Leitch qui s’en occupé de la vingtaine de pistes musicales. Quiconque avait apprécié l’OST du précédent, voire de ses oeuvres les plus connues (Lotus 2, Double Dragon, HeroQuest…), saura profiter du talent de l’écossais à sa juste valeur.

San Francisco et ses hérissons bleus…

Vous l’aurez donc aisément constaté, Horizon Chase 2 est assez facile à résumer. Si vous avez aimé l’opus de 2015 (sur mobiles) ou de 2018 (sur consoles), vous serez en terrain plus que connu. Des musiques semblables, un gameplay identique, du fun à l’état pur… Difficile de reprocher quoi que ce soit à cette formule, visiblement gagnante.

Pour autant, et si j’ai personnellement beaucoup aimé le jeu (que ce soit en solo, en multi local, ou encore en multijoueur online), il s’agit de rester honnête, et sur ce point le contenu proposé au lancement reste hélas insuffisant. Affaire à suivre durant les prochains mois, donc. En l’état, il ne tient qu’à vous de savoir si vous enclenchez les gaz dès la sortie, ou si vous patientez encore un peu dans les stands.

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