En ce mois de janvier 2024, le groupe français Canal+ s’est doté des droits de diffusion d’une toute nouvelle mini-série british. Son nom, me direz-vous ? Without Sin. Les 4 épisodes étant à présent disponibles sur la plate-forme, j’ai jugé bon de vous donner mon avis (sans aucun spoiler) sur ce nouveau (très court) show hivernal.

C’est la période de Noël (tout du moins dans la série), et Stella Tomlinson, une quadra qui conduit un taxi break grisâtre aux quatre coins de Nottingham, semble vidée de toute énergie. Son sourire, elle l’a perdu trois années auparavant, lorsque sa fille de 14 ans (Maisy) a été retrouvée morte, gisant dans une mare de sang face au sapin décoratif, et ce au sein-même de la maison familiale.

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais il n’en est rien. En effet, dès l’introduction du premier épisode, Charles Stone, le tueur de Maisy qui purge actuellement la peine maximale au pénitencier du coin, demande à entrer en contact avec Stella (ainsi que Paul, son ex-mari), afin de les rencontrer face à face, et de leur demander pardon de vive voix. Mais alors, pourquoi faire ça au bout de 3 longues années d’emprisonnement ? Cette initiative cache-t-elle quelque chose ? Est-ce que cet article va poser encore beaucoup de questions ? Possible. Mais passons à la suite.

Loin de moi l’idée de vous spoiler quoi que ce soit, vous me connaissez. Je n’en dirai donc pas plus concernant l’intrigue de Without Sin à proprement parler. Nonobstant, il convient de préciser que ce thriller durant moins de 4 heures ne fait ni rire, ni peur, ni même grogner. Et c’est d’ailleurs en ça que cette mini-série s’avère être un véritable petit bijou. Le show de Guy Escott n’a rien de très original en soi, il est juste terriblement efficace. Et ce du tout début… au générique de fin du dernier épisode. Un épilogue qui vous fera d’ailleurs très probablement le même effet qu’à moi. C’est à dire vous laisser bouche bée durant de longues, très longues minutes, le temps de vous en remettre.

Pour aller plus loin, il faut préciser que ce programme anglais est extrêmement bien joué. En VO tout du moins (je n’ai pas essayé la VF, désolé). La mère de Maisy, Stella Tomlinson, est campée par l’actrice Vicky McClure, que vous avez peut-être déjà vue dans Trigger Point. À ses côtés : Johnny Harris (L’ultime combat, Monsters: Dark Continent…), ou encore Dorothy Atkinson (vue notamment dans la série Pennyworth de chez DC Comics).

Visuellement parlant, le travail effectué est remarquable. En 4K, la photographie et le sens du cadrage se voient sublimés tout au long de ce quatuor d’épisodes. On notera également une colorimétrie d’une froideur assez glaciale, donc très à-propos, forcément. Préparez les plaids et les chocolats chauds avant tout visionnage, vous êtes prévenu(e)s.

Sur le plan sonore là encore, le souci du détail est un véritable atout. Que les scènes se déroulent dans un bar, un parking, ou même en « close-up » sur les sièges avant d’une voiture, le mixage audio n’est pour ainsi dire jamais pris en défaut. Mieux, les pistes ont été tellement bien optimisées que vous n’aurez même pas à jouer de la télécommande pour baisser / augmenter le volume selon ce qui se passe à l’écran. Un vrai confort, très appréciable, et trop souvent laissé de côté habituellement.

Pour terminer sur cet aspect, j’ai d’ailleurs noté que les musiques, composées par Frances Poletti, étaient toutes réussies. Petite anecdote intéressante : le reste de la tracklist est composé de morceaux inconnus au bataillon. Que ce soit du hip-hop, du rock, voire de l’électro, sachez que Shazam n’en reconnaîtra aucun (oui, j’ai essayé)…

Vous l’aurez donc compris aisément, j’ai pris une énorme gifle devant ce thriller britannique millésimé 2024. On appréciera d’ailleurs que l’intrigue ne se déroule pas à Londres (pour une fois), laissant volontiers parler les paysages plus « fades » de Nottingham et de sa banlieue, ainsi que les accents (encore plus prononcés) du casting en présence.

D’une manière générale, le format du show est également une vraie bonne idée. On ne le dira jamais assez, les mini-séries sont souvent les plus travaillées. À plus forte raison lorsqu’il s’agit de retranscrire une histoire pleine de suspense. Et ce n’est certainement ni Kate Winslet (Mare of Easttown) ni Paul Walter Hauser (Black Bird) qui viendront nous contredire.

Alors non, Without Sin ne vous amusera pas à la Bad Sisters, et ne vous glacera pas non plus le sang façon Servant. Mais si je vous dis que c’est la première baffe télévisuelle que vous prendrez cette année, vous pouvez me croire sur parole. Do you?

2 réponses à « Without Sin : CRITIQUE »

  1. Merci pour ton avis éclairé. Je l ai téléchargée mais pas encore dégustée. Ca me fait me réjouir davantage encore pour le coup. Thanks

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    1. Merci à toi 😉 Et bon visionnage !

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